VIDEO ERGO zozo SUM ? * (1/3)

Publié le par lambersart-yvon cousin

Profil bas ?
 J'imagine le sourire ironique ou narquois de mes collègues centristes ( canal historique ?) lors du prochain conseil municipal .
Je lis déjà sur leurs lèvres "On vous l'avait bien dit !"
C'est vrai que le dernier rapport de la Cour des Comptes sur la video-surveillance ne fait dans dans la dentelle. La video surveillance y est jugée coûteuse et inefficace .
Les élus socialistes se montreront sans doute moins virulents car nombreuses sont les villes de leur famille politique à avoir choisi, comme nous, la surveillance par caméras.
En fait, si l'on veut bien s'extraire des préjugés et des procès d'arrière-garde acusant de porter atteinte aux libertés, les réflexions et les actions dans ce domaine sont intéressantes à analyser.
A Lambersart, avons nous fait le mauvais choix ?Comment s'est posé le problème de lutte contre la délinquance ?
Tout en regrettant que l'Etat n'assume pas suffisamment son rôle et oblige souvent les municipalités qui en ont les moyens à se doter de polices municipales, nous avons dû ,nous aussi, nous donner des moyens supplémentaires :éducatifs et policiers. Le service municipal de prévention et de sécurité( SMPS) n'a pas suffi. La police municipale qui lui a succédé a aussi ses limites. Nous n'avons pas les moyens de financer des patrouilles 24H/24H pour empêcher les dégradations aux biens publics et privés.La video-surveillance, subventionnée par l'Etat, peut pallier en partie ces insuffisances .
- Inutile ! ,disent nos détracteurs, puisqu'on a même constaté dans un qurtier de Lambersart, que la délinquance baissait avant même l'installation de caméras ! C'est vrai . Mais cette baisse résultait d'un heureux concours de circonstances et de moyens éducatifs exceptionnels que nous ne pouvons concentrer sur un seul quartier. Il suffit quelquefois que 2 ou 3 meneurs soient neutralisés ( ou incarcérés ) un temps pour que la délinquance baisse  momentanément de manière spectaculaire ou,à l'inverse ,qu'une série de dommages aux véhicules soient commis" à la chaine", dans une rue en une seule nuit pour que les statistiques remontent anormalement.
Nous ne l'avons jamais caché : la video-surveillance n'est pas la panacée. C'est un complèment aux actions éducatives et policières.                                      à suivre

*latin de cuisine ! inspiré de la formule de l'illustre Descartes "cogito ergo sum" (je pense donc je suis). Ici, faut-il traduire "j'utilise la video, donc je suis zozo ?" 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Eric DARQUES 04/08/2011 17:03



Vaste sujet...je me souvient que lors de la campagne municipale de 2001, je l'avais proposée...que n'avais-je entendu alors, de la part du chef de file de la liste majoritaire...Il est vrai qu'à
l'époque, il n'y avait pas beaucoup de précurseurs dans le domaine en France, du moins dans les villes de droite. A l'exception notable, de Levallois-Perret. Puisque d'autres villes de de droite
l'ont fait, nous avons suivi, j'allais dire, comme d'habitude!!!


Hélas, nous ne saurons jamais, combien de faits de délinquence, ces caméras, auraient pu empêcher, si elles avaient été installés en 2001 et non pas en 2011.


Je vous rejoins, sur le fait que ce n'est pas la panacée...il faut d'autres moyens humains, pour que la ville soit entièrement sécurisée. Il est clair que ce n'est pas notre police municipale qui
pourra, compte tenu de ses maigres effectifs, enrayer ce phénomène. Pourtant à périmètre budgétaire égal, nous pourrions tripler les effectifs de notre police...Pour cela il faut faire des
économies sur le somptuaire et éviter les doublons et "triplons" dans le personnel municipal.


Vu comme ça, ça semble facile à faire...non c'est extrêmement difficile, mais quand on est un élu, on est là pour décider, même quand c'est difficile...surtout quand c'est difficile!!!



HERNANDES JF 04/08/2011 16:56



C'est une idée de génie que ces cameras de vidéo surveillance, d'une grande utilité et je ne peux que féliciter notre municipalité en déplaise à la gauche.