SOUVENIR D'UN PRISU-niqué .

Publié le par lambersart-yvon cousin

     etagere-Prisunic.jpg. A voir comme ça, tout est beau , tout est propre, bien laqué et bien coloré. Du blanc et de l'orange surtout .

C'est à voir à Lambersart, au Colysée, où s'expose du mobilier "Prisunic" des années 70 . On en oublie les buffets Henri II de nos aïeux, les tables en chêne plus que massif et les fauteuils imitation Louis XVI .

Comme l'a dit un commissaire de l'exposition , Prisunic voulait " repenser le cadre quotidien ", vendre du beau au prix du laid, du bien emballé et du facile à emporter  ! 

C'était vrai, mais comme disait aussi ma grand-mère " on en a toujours pour son argent " . Je me souviens donc avec émotion de cette penderie ou de cette bibliothèque pas chère mais "à monter soi-même."

 C'est là que les ennuis commençaient.

Après déballage, un coup d'oeil condescendant à la notice de montage, suffisait. Les schémas numérotés ne méritaient pas plus d'attention .     Après tout j'avais vu le meuble monté dans le magasin, ça me suffisait.

 Le socle ? pas de difficultés bien que le plancher ne fût pas plat. Montant gauche ? OK . Montant droit ? OK ; mais déjà l'un comme l'autre penchaient  dangereusement vers l'intérieur . Ah !  bien sûr , il aurait peut-être fallu d'abord poser la planche de fond , en fait, un panneau en carton . Impossible de solidariser les 3 panneaux sans faire appel à l'épouse ou à un enfant "qui a autre chose à faire !" . Un petit coup de marteau pour aider à faire rentrer un élément dans un autre ...et c'est un morceau de laque qui s'écaille et qui tombe, laissant apparaître la paille compressée de l' aggloméré. Nouvelle tentative, mais avec l'aide de toute la famille cette fois car la planche du fond se gondole et se refuse à tout emprisonnement.    

Et , je ne vous parle pas de la pose des planches intérieures ou des portes coulissantes qui non seulement coulissaient mal mais qui restaient obstinément de guingois malgré ma super-patience et la cale  glissée subrepticement sous le meuble .

 Finalement ,et après constat collectif il fallut que je convinsse (ouah ! ) que "ça penche vers l'avant et  même que c'est dangereux" ...

Je ne m'en sortais qu'en allant chercher perçeuse, chevilles et vis pour fixer au mur ce beau meuble "au design  nouveau ,facile à monter soi-même" .

 Là commençait une autre aventure ..

Les observateurs attentifs auront remarqué que l'étagère de l'expo penche elle aussi vers l'avant . Il paraît "qu'ils " l'ont fait exprès !!!!

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Paul LESCALLIEZ 05/06/2011 09:51



Nous sommes nombreux à avoir vécu cette expérience. La planche du fond qui se refuse obstinément à rejoindre les encoches qui lui sont destinées ! Et la porte coulissante bloquée au beau
milieu;  la partie latérale B 12 à fixer dans la planche C15 à l'aide de la vis V18 ... une vis que l'on ne trouve pas dans l'inventaire !!


Mais peut-être sommes- nous plus à l'aise avec le porte-plume qu'avec le tournevis. Mais ceci est " une autre histoire ".


Cela me fait penser au petit livre qui est arrivé dans la cité de Carcassonne où il a enchanté des chtis en exil ... 


Paul



belaval 05/06/2011 08:28



Maintenant, c'est Ikea; et la notice est en chinois!! Vous aviez mal évalué ma vitesse de lecture: je n'ai mis qu'une heure à lire votre livre où j'ai retrouvé cet humour que j'apprécie;
j'attends la suite: la vie de votre père et les poissons d'avril. S'il y a réédition, je tiens à votre disposition la liste des fautes (de frappe! ce sont les seules que j'ai repérées) Quel est
votre tirage? Ce petit livre serait une bonne idée de cadeau pour les pères lambersartois.



HERNANDES JF 05/06/2011 02:32



Ne serait-ce pas là une question politique ??? Pencher en avant veut dire "centre", donc ce meuble est fait pour les centristes et non pour la droite de notre majorité... décidement même le
mobilier se met à faire de la politique... de l'autruche !!!!