LIBRE, FLORENCE CASSEZ VIENDRA EMBRASSER LOUNES

Publié le par lambersart-yvon cousin

IMG00257-20100608-1115  Le "Victoria" avenue Becquart à Lambersart est un des cafés les plus sympathiques qui soient . C'est un café-musée-vivant.

Les murs y sont tapissés des photos des clients; du plafond descendent des drapeaux nationaux ou des vestes d'uniformes . Au dessus du comptoir sont accrochés des képis comme autant de témoignages de bonheur que certains ont vécu chez Lounès. Lounès,c'est le patron, un Français d'origine kabyle, plus français que beaucoup d'entre nous.

 Son premier drapeau lui a été offert par un client en 2006, à l'occasion de la coupe du monde de football . Les photos ? Elles transforment chaque client en star : voisins, amis fidèles parfois depuis 1972 , élèves ou anciens élèves de Jean Perrin . Quel élève n'est jamais allé chez Lounès pour travailler un devoir avec les copains ou pour refaire le monde ? Nombreux sont ceux qui reviennent le saluer quelques années après le lycée pour lui souhaiter la bonne année , pour lui faire part d'une réussite sociale ou familiale ou tout simplement pour retrouver la cordialité du lieu.

 Ses photos, Lounès les époussette,les déplace et les replace  chaque semaine ,au gré de son humeur. Il semble même qu'il leur parle, s'inquiétant d'être sans nouvelles de tel ou telle.

 Parmi ses sujets d'inquiétude il y a Florence Cassez, emprisonnée depuis des mois au Mexique. Lounès ne veut pas savoir si elle est coupable ou non mais « le soir, je prie pour elle »confie-t-il.

 Il la connaît depuis qu'elle a été, comme son frère maintenant installé au Mexique, élève du lycée Jean Perrin où elle apprenait l'espagnol . A l'époque elle logeait chez sa soeur à Lomme. Parfois , pour Lounès,elle allait acheter le pain à la boulangerie du bout de la rue.

Florence lui a déjà écrit de sa prison mexicaine rêvant déjà à ce qu'elle viendrait manger chez lui « quand je sortirai ». Il y a un mois elle lui a téléphoné et sa fille Marion entretient des relations suivies avec la prisonnière.

 Lounès comprend d'autant mieux la situation de Florence que Marion justement qui s'était rendue en République Dominicaine a eu là-bas la peur de sa vie. Elle avait égaré ou s'était fait subtiliser son sac. Vous imaginez sa crainte quand on l'a appelée trois quarts d'heure plus tard pour reconnaître le bagage dans lequel on avait peut-être dissimulé de la drogue ? « Ce qui est arrivé à Florence aurait aussi pu arriver à ma fille ! » conclut Lounès encore tout ému.

 Florence Cassez, Lounès et sa famille entretiennent des liens d'amitié plus forts encore que ceux que l'on éprouve quand on entre au « Victoria ». Incontestablement Lounès mérite d'être connu .

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