ON S'EN FOUT UN PEU...

Publié le par lambersart-yvon cousin

La présence à Lambersart de délégations anglaise, allemande et ukrainienne ce 11 novembre a donné une tenue inhabituelle à la commémoration de l'armistice de 1918 . Au cimetière anglais d'Houplines, l'émotion a gagné la soixantaine de personnes qui s'y étaient rendu quand un représentant de Viersen a lu une prière traduite en trois langues.

Ce jour là, comme la veille au cours de la retraite aux flambeaux, la cérémonie a été valorisée par la présence d'enfants et d'adolescents. Quelques uns accompagnaient leurs parents mais ce sont les Scouts et les Eclaireurs qui constituaient le gros effectif. C'est traditionnel à Lambersart . Hélas, je n'ai vu aucun enseignant avec ses élèves . Ce doit être pareil ailleurs . Pas étonnant donc que des jeunes de la région interrogés par des journalistes de La Voix du Nord aient déclaré : « La grande guerre, c'est un peu passé de mode...Le passé,on s'en fout un peu ..., On ne peut commémorer éternellement des évènements qui sont arrivés il y a presque cent ans …, Chacun son truc... »

Tant pis pour les Poilus qui y ont laissé leur vie ?

Certes je regrette que, pour toutes sortes de raisons, l'école ait perdu son rôle de ciment social et que cela se traduit souvent par des absences navrantes de la vie municipale ou nationale mais , pour ce qu'on appelle « le devoir de mémoire », je pense comme le journaliste Bruno Vouters que « les logiques commémoratives françaises tournent souvent à vide...et qu'il faut trouver des angles nouveaux qui touchent, intéressent,étonnent, captivent les jeunes générations »

Sans même exiger « le devoir de mémoire » on pourrait tous mieux faire pour garder la mémoire . A constater l'ignorance des jeunes de l'Histoire et de ses implications, on peut déjà mesurer l'immensité de la tâche !

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