IL NEIGEAIT... sur Lambersart

Publié le par lambersart-yvon cousin

Il neigeait. On était vaincu par sa conquête. Neige-avenue-Becquart.jpg

 Pour la deuxième fois Lambert baissait la tête.

Sombres jours ! La torpeur s'étendait lentement,

 laissant derrière elle les mois d'été brûlants.

Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.

 Après l'avenue blanche une autre avenue blanche ..

On ne distinguait plus les quartiers ni le centre. 

 On voyait le poilu sur son socle gelé

combattant fièrement  offensif et muet,

un ennemi tout comme lui blanc de givre,

collant sa main de pierre à la grenade en cuivre.

 Il neigeait . Les piétons surpris d'être tremblants,

marchaient craintifs, la glace à leurs pieds les défiant.

                                     D'après le poème "l'expiation" de Victor Hugo que j'avais dû apprendre par coeur quand j'étais collégien. Un poème poignant sur la retraite de Russie de la Grande Armée.

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Monsieur NO 28/12/2010 15:13



Bonjour Mr COUSIN,


 


Je me permets d’utiliser votre blog pour exprimer une pensée que je souhaite faire partager et sur laquelle vous pouvez réagir.


J’habite au Pacot Vandracq à LAMBERSART et j’ai toujours eu envie de décrire ce quartier qui gagne à être connu.


La plupart des gens qui ne vivent pas dans le coin « pensent » que c’est un quartier malfamé.


Ils se trompent !


Permettez-moi de vous expliquer en quelques lignes, le fond de ma pensée…


Je ne commencerais pas, par son aspect architectural, car je souhaite le présenter sous un angle de vue différent des clichés communs
de « cité » « quartier »… Alors mon point d’entrée sera plutôt la vie quotidienne. En quelque sorte, on ira au cœur d’une réalité Lambersartoise qui est peu connues.


Le quartier du Pacot Vandracq à Lambersart à la particularité d’être l’un des quartiers où la communication est la plus forte. Les
liens sociaux  y sont nombreux et renforcés par des dispositifs et des structures efficaces. Telles que :


La maison du projet avec Kader dans le cadre de la conduite du changement du projet de rénovation urbaine.


Le centre social Lino Ventura avec son équipe très impliqué dans la vie du quartier et en particulier Sophie et Karima ;


Les écoles et les services publics qui ont un rôle fondamental dans le fonctionnement du quartier. La seconde phase de socialisation
après la famille et les groupes de pairs.


Je me souviens des apprentissages scolaires et des tournois de balle au mur ; de la fabrication des poteries à la découverte des
musées, de la nature et des villes.


Des amitiés et des premiers amours.


Des disputes et des réconciliations.


Les médecins et les structures médicales avec les supports nécessaires à la qualité de la vie.


Le réseau de sport accessible.


J’ai toujours entendu depuis que je suis gamin des « viens on va faire un foot en salle », « un basket »,
« des expéditions vélos », des « caches-caches géant » avec des règles complémentaire comparable à ceux de l’athlétisme des mythiques arènes de Rome, des « séjours en
France et à l’étranger » basés sur l’aventure et la découverte, mêlant, plaisir et apprentissage de la vie en groupe et de vivre une véritable citoyenneté.


 


Au final ; j’y ai fais beaucoup de sports, rencontrés beaucoup de personnes atypiques et intelligentes, tenaces et courageuses,
cultivés et intégrés (voir assimilés). J’y ai vécu pas mal d’épopée rocambolesque et formatrice.


Et lorsque, l’un des habitants du quartier ou même un habitant de Lambersart nous quittent, la solidarité devient très forte. Il n’y a
pas si longtemps, j’ai été le témoin d’un rassemblement d’habitants Lambersartois pour rendre un dernier hommage à l’un des jeunes de cette ville.


Une pensée pour la famille…


Au Pacot Vandracq, les gens se parlent et vivent ensemble.


Tout n’est pas parfait, mais qu’est ce qui est parfait ?


J’ai grandit au milieu de ses tours, là où j’ai appris ce qu’étais la vie en communauté composé d’origine multiples et variés. Un
mélange des connaissances et des cultures parfois opposés mais jamais incompatible, voir même souvent complémentaire. Certains me diront que l’assimilation  a besoin que les gens abandonnent leurs cultures d’origines au profit de celle qui accueille le nouvel arrivant. A cela, je pense que le modèle
assimilationniste est dépassé et que nous devons maintenir le dispositif d’intégration au risque d’annihiler des potentiels et des savoirs différents.


Avez-vous déjà vu un lever de soleil sur la place de l’Europe. « L’Europe », comme la « communauté ». Symbole d’un
point fort de ce quartier.


 


Avez-vous déjà vu la ville de Lambersart du haut des tours ? La vue est magnifique et vous comprenez mieux à quel point vous
faîtes partie d’un ensemble et que c’est le collectif qui donne accès à l’harmonie.


Pour les autres habitants de la ville, nous avons plusieurs points communs et l’un d’entre eux est le son des cloches de l’église
Sainte Calixte qui nous rappelle sans cesse le temps qui défile. L’entendez vous tout les matins ? Vous voyez, on partage au moins une chose.


 


Ce qui est dommage, c’est que les gens ont une mauvaise image de ce quartier. Ils pensent qu’il n’y a que des bandits, des méchants,
des « non intégrés ». Mais c’est faux, j’ai grandit avec des gens qui sont maintenant médecin, ingénieur, sportif de haut niveau, responsable de recrutement, coach, maçon, électricien,
, chauffagiste, danseur, chefs d’entreprises, professeurs, agents des forces de l’ordre intérieur et extérieur, acheteur national. Les gens ne se ressemblent pas, mais ils ont appris à vivre
ensemble et depuis longtemps. Il y a une véritable diversité et le brassage a été réussi. Les personnes