ASPIRANT GENEVIEVE MARCHANT *(1)

Publié le par lambersart-yvon cousin

ST STEPHEN'S HOUSE                                                 Londres le 27 juin 1940

Victoria Embankment

Abbey 1384

 

                                                                                      Madame,



                  Les sentiments que m'exprime votre lettre me sont un précieux encouragement. Je vous en remercie très chaleureusement.
J'ai pris bonne note de votre offre de service et ne manquerais pas , le cas échéant,de faire appel à votre concours.
Veuillez agréer, Madame , mes hommages respectueux.

                                                                                                                                                                         signé

                                                                                                                             Général de Gaulle

 

 

Cette courte lettre, tombée un jour d'une enveloppe ,a rappelé bien des souvenirs à Geneviève Marchant une Française de Chateauroux qui a suivi son mari en Angleterre quand le journal « Continental Daily Mail  » où il était journaliste a cessé de paraître en France pour cause de guerre.
Hasard de la vie, Geneviève a entendu, à Londres, l'appel du 18 juin et ,sans attendre elle a proposé ses services. Neuf jours plus tard elle recevait la réponse ci-dessus qu'elle considéra comme courtoise... mais négative.
Pourtant sa vie devait changer dans les mois et les années qui ont suivi au point que le 1er septembre 1945, le même général de Gaulle lui remettait un parchemin sur lequel il la remerciait « amicalement,simplement, au nom de la France ! »

Après la guerre,la lettre tombée de l'enveloppe réveilla tellement de souvenirs que Geneviève en a écrit quelques uns dans une brochure. Sa fille Mireille conserve précieusement l'original mais elle a offert un exemplaire à Gérard Tancré notre dévoué président des « Amitiés Internationales ». Je vais en extraire quelques bonnes feuilles comme on dit dans l'édition...

*N.B. Le texte de Geneviève Marchant est en anglais. Je choisis les passages les plus évocateurs et l'esprit du récit plutôt que sa traduction littérale. 

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yvon cousin 02/11/2012 15:09


J'ai peur de commettre un crime de lèse-général de Gaulle mais je m'interroge sur l'emploi du conditionnel au lieu du futur dans la lettre du général.


 Je ne "manquerais pas"  doit , de mon point de vue s'écrire "manquerai", au futur et
non au conditionnel,. L'expression "le cas échéant" n'introduit pas une condition de même nature que la conjonction "si..."


Excusez moi mon général ! Vous avez certainement raison ou c'est votre secrétaire qui vous a trahi .


 


 

HERNANDES JF 02/11/2012 07:53


Combien l'on peut comprendre l'émotion de cette dame.


Merci Yvon de nous faire partager ce moment émouvant.