LA SEPTIEME CENTURIE (18 ) : ICI !

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Dès le chant du coq gaulois,miraculeusement épargné par le druide Tape-Dur,la centurie se rassembla.Pour certains la séparation fut émouvante et triste. Des légionnaires avaient en effet réussi à séduire quelques Gauloises vierges ou pas vierges, après tout je n'en sais rien .
-"Au revoir Lambersartum !" cria Rictus en passant à cheval devant un paquet de Gauloises qui se consumaient en pleurs . Comme à leur arrivée, en s'éloignant, les légionnaires se mirent à marcher et à chanter en cadence :"Aïe hi , Aïe ho ou Youkaïdi , Youkaïda ". Avec peu d'entrain,il faut le dire,, ils prirent la direction de Dunkerque et jour après jour ils passèrent à Prémesquum, Armentièrum,Bailleulum, Casselum.
Quand ils arrivèrent à proximité de Bergues (vous connaissez je suppose),Rictus décida d'y faire étape. La cité était sous administration romaine et c'était le centurion Equinox qui la dirigeait. Equinox, parce que ses nuits étaient aussi agitées que ses jours.
Equinox était presque un copain de promotion de Rictus . Ils se connaissaient du temps où ils étaient légionnaires de deuxième ligne et portaient tous les deux le javelot.
- "Eh bé bé ichi ! Ah cha alors, v'là Biloute ! s'écria Equinox en reconnaissant Rictus.Y a longtimps qu'on s'est nin vu,hein ?".
 Equinox,en poste à Bergues depuis quelques mois seulement, avait parfaitement intégré l'art de vivre  tout en délicatesse et l'expression raffinée des Ch'tis du coin.Plus fort qu'un directeur de bureau de poste !
 Après quelques cervoises -spécial houblon des Monts-,Rictus apprit à son pote Equinox l'objet de sa mission. C'est que, après les Barbares d'Outre-Rhin, Jules César voulait mater les Anglais en espérant ainsi obtenir un retour triomphal à Rome.
-Les Grands-Bretons ? coupa Equinox, les Grands-Bretons sont des petits cons ! Et il s'esclaffa.
-Ma mission, reprit Rictus, c'est d'aller repérer un port d'où partiront nos troupes. Mais,chut ! Un débarquement ça se prépare dans le secret. Alors, avec mes gars,on va descendre la côte en partant de Dunkerque.
 Et c'est ce que fit pendant plusieurs jours la Septième Centurie.
Pour ne pas se faire repérer,les Romains déambulaient le long du rivage,prenant l'attitude de promeneurs nonchalants,sifflotant la tête en l'air. On ne peut pas dire qu'ils n'étaient pas repérés par les pêcheurs qui les saluaient par un "-Bonjour Messieurs,aussi chaud ici que chez vous, hein ?" Après plusieurs de jours de marche, subitement Rictus ordonna de s'arrêter :
- "Ici !" dit-il...

                                                              Ben,Y est temps qu'on passe à l'action........
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