LA SEPTIEME CENTURIE (11) :QUI VEUT GAGNER DES SESTERCES ?

Publié le

Je ne vais plus le répéter : il faut commencer la lecture au 5/8 .
 

Minibus s'entoura donc la taille de 3 beaux canards de barbarie,liés par les pattes à sa ceinture. Quel désastre !
 Les palmipèdes se débattirent avec force. Minibus tenta  bien de bloquer leurs ailes mais malgré son vaillant combat il se retouva la tête sous l'eau, sans son ceinturon que les canards avaient emporté. Ce n'était pas glorieux pour l'armée romaine ! 
Et en plus,ses copains ,mine de rien,chantaient sans le regarder  :" Sans chemise et sans ceinturon !" . Vexant .
  Apaisés par l'eau, détendus par ce bain revigorant et à nouveau rassasiés, les Romains acceptèrent pour l'après-midi de se mesurer aux Gaulois dans des jeux.
 Tout le monde se rendit  donc au "Bersart",une partie défrichée récemment ; "essartée  par les Berts !" comme ils aimaient le proclamer fièrement.. Quelquefois ils l'appelaient aussi leur "champ de courses" .Les deux noms sont restés.
 Les jeux se succédèrent pendant plusieurs heures . Les combats à mains nues bien sûr mais surtout les courses avec paris enflammèrent Romains et Gaulois.
 Un soldat paria même son R.M.I. (
Revenu de Militaire Intrépide) et un autre son R.S.A. ! (un complément de Revenu que le sénat romain venait de voter pour les Soldats Avertis: les plus expérimentés en quelque sorte ).
 Ces paris étaient pris très au sérieux . On y gagnait comme on y perdait  très vite beaucoup de sesterces.
D'autres jeux suscitaient  plutôt les rires. Le jeu du "bonus-malus"  par exemple,eut son succès "assuré": il fallait attraper des poules ! Celui du "caca-bourrin" qui consistait à suivre un cheval qui courait et à récolter le premier le crottin dans un panier d'osier, excita aussi beaucoup les esprits.
Ces jeux rapprochaient ,sans qu'ils s'en rendissent compte, les deux communautés. Aujourd'hui on n'hésiterait pas à les qualifier de "jeux interpopulationnels" ! .
 Les "Bersarts" étaient couverts de cris d'encouragements,d'éclats de voix et de rires, surtout quand un soldat romain vainqueur recevait la bucco-succion - l'ancêtre du baiser - que lui attribuait généreusement une Gauloise émoustillée.                                            
à suivre ?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article