LA SEPTIEME CENTURIE (7) IL FAUT SAUVER LE...

Publié le

 Ave lectores ! Attention,il n'y a pas de résumé ! Commencez la lecture par le texte daté du 5/8.
 

Matarix voulut continuer mais le bruit sourd et cadencé d'une cavalerie au galop l'interrompit. -"C'est eux, c'est eux,crièrent presque à l'unissson les Gaulois.
-Qui eux ? interrogea Rictus.
-C'est une sous-tribu du barbare Ambiorix répondit paniqué Matarix. Ce sont des sauvages. Ils viennent régulièrement voler nos oeufs et notre bon saucisson pur porc.
- Septième Centurie, en position ! ordonna Rictus. Il faut sauver le saucisson pur porc !
 Aussitôt les jupettes des légionnaires frémirent au dessous des cottes de mailles ; des pieux furent fichés obliquement en terre pour arrêter les chevaux et, derrière la rangée de pieux,les hommes se placèrent sur trois rangs.
Quand les Germains se pointèrent ils furent accueillis par une pluie de flèches . Aussi, comprenant vite qu'ils allaient prendre une rouste,ils firent demi-tour, étonnés et dépités. Leur chef , vexé de cette résistance inattendue, se retourna sur sa monture et en s'enfuyant lança :
- "Matarix ! Un jour tu paieras, on reviendra avec des casques à pointe !". Il y avait belle lurette que Matarix et ses ouailles avaient disparu du champ de bataille !
Quand il réapparut, il s'avança,honteux, vers Rictus. Il tenta de sauver la face en prétextant un besoin urgent et en expliquant qu'il n'est pas d'usage qu'un Bert,dont l'origine du nom signifie "brillant" fuie ainsi devant l'ennemi. Les Romains ne furent pas dupes.
-" Tu vois Centurion, balbutia Matarix, notre rêve le plus cher serait de devenir Gallo-Romains. Nous en avons marre d'être la cible des Barbares. ! Si tu acceptes, Centurion, nous t'offrirons le gîte,le couvert et,si tu le souhaites , une grande quantité de glands qui font notre réputation. ".
 Les féaux qui entouraient Matarix opinaient du chef comme certaines statuettes dans les églises quand on glisse une pièce dans le tronc* ou comme les chiens en peluche dont la tête dodeline sur la plage arrière des automobiles.
 Rictus,comme s'il voulait "réfléchir dans sa tête", voulut se gratter de nouveau mais il en fut encore empêché par son casque...

 

*Comme il y a de moins en moins de gens qui déposent leur obole dans les troncs d'église, je donne tout de suite un deuxième exemple ,profane.

à suivre
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article