LA SEPTIEME CENTURIE (4) : VEILLEE D'ARMES

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Ave lectores ! Attention,il n'y a pas de résumé ! Commencez la lecture par le texte daté du 5 août.

 

"Chef, une petite !" entendit-on venant de plusieurs endroits du camp. C'était une tradition à la Septieme Centurie : une fois le campus délimité, les corvées faites, les guetteurs mis en place,le repas pris et les premiers rots tonitruants entendus, les hommes aimaient se délasser autour du feu de Foetus.
C'est là qu'ils ressassaient leurs chants guerriers et beaucoup plus rarement lyriques. Au chant connu de tous les légionnaires "Tiens, voilà les Romains " succédait parfois "Sole Mio" ,une chanson douce et nostalgique pour une belle Romaine,tendre comme un coeur de laitue.
 Ce soir là, dans la profonde forêt du Nord de la Gaule, ils se séchaient et ils entonnèrent un chant de circonstance :
"Dans la forêt lointaine, on entend le hibou ;
 du haut de son grand chêne, il répond au hibou ...
Coucou le hibou, coucou le hibou, coucou le hibou, coucou !"
 Attendrissant .
 C'est là aussi, autour du feu ,que ces hommes de guerre, ces demi-brutes, écoutaient bouche-bée, les yeux mi-clos,les récits que leur faisait Rictus, un peu comme une maman qui endort son bébé. Ils étaient friands de ces histoires - toujours les mêmes - qui leur racontaient la naissance de Rome, les batailles célèbres, la vie vertueuse ou les exploits de Cincinnatus, de Torquatus et même d'Ulysse le roi d'Ithaque.
 Mais ce soir là, Rictus n'avait pas envie de prolonger la veillée. Il devait réfléchir à la manière de surprendre les Gaulois le lendemain.
Il se laissa aller quand même à en raconter une bien bonne, de son point de vue ; celle qui fait rire tous les centurions quand ils se réunissent en séminaire ; celle de Papirius Cursor,coureur marathonien célèbre, qui, alors qu'il était général et qu'il faisait la guerre à un peuple du Sud de l'Italie, se vit demander un soir par ses cavaliers épuisés par un rude combat de les dispenser de corvée - Je vous dispense de caresser aujourd'hui votre cheval quand vous en descendrez !" répondit-il.
 "Allez, maintenant tout le monde au pieu ! Et Rictus se retira pour réfléchir à l'offensive du lendemain

 

à suivre
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