A BAS LES CHIENS ET LES AUTOS !

Publié le par yvon cousin

Bien vu le titre de La Voix du Nord de ce samedi pour relater la dernière réunion de quartier. On y a en effet beaucoup (trop ? ) parlé des crottes de chiens et de la grande vitesse (prétendue ? ) des automobiles.
Que n'aurait écrit la journaliste, I. Ellender, si elle avait assisté 8 jours plus tôt , dans une autre réunion , à l'explication détaillée donnée par un participant, de l'emploi d'un sachet plastique pour ramasser une déjection canine !!!

"On atteint là les limites de la démocratie participative !" m'a dit une Lambersartoise,mécontente de constater que quelques personnes plus bavardes que d'autres "condamnent sans retenue le reste de l'humanité ou imposent à tous leur égoïsme !"

A y réfléchir je me demande en effet si on ne vit pas dans nos réunions ou conseils de quartiers " l 'ivresse démocratique" comme l'appelle Alain Minc. J'ai parfois l'impression qu'on navigue entre deux rives : celle de l'intolérance (d'un petit nombre) et celle des conduites odieuses ( qu'impose un aussi petit nombre). On en arrive à stigmatiser tous les propriétaires de chiens pour quelques uns qui sont des pollueurs et des diffuseurs d'insalubrité.On en arrive à juger tous les automobilistes qui empruntent une rue de quartier comme étant potentiellement des chauffards et des assassins de la route, alors que les statistiques montrent qu'en 5 ans il n'y a eu dans cette rue que deux blessés légers.Entre ces deux rives on contraint tout le monde !

Pour donner droit à une minorité qui souhaite légitimement garder sa tranquillité qu'une autre minorité bruyante et méprisante est susceptible de troubler, on va priver ( définitivement ?) le plus grand nombre d' un accès facile à un terrain de jeux en obligeant tout le monde "à faire le grand tour". Est-ce-bien cela la démocratie ? N'y a-t-il pas là quelque dérive ?

Une fois encore, tournons nous vers les humoristes qui ont bien compris le jeu démocratique;

L'un , dit que" la démocratie ne règnera que le jour où mille culs-de-jatte persuaderont le reste des hommes de se couper les jambes"

Et l'autre, prenant le parti inverse affirme "que la majorité n'a pas le droit d'imposer sa connerie à la minorité".

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