Jeudi 28 avril 2005
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La reflexion nationale sur lécole a préconisé une aide à la parentalité qui deviendrait un nouveau volet de la politique familiale. La construction du partenariat entre les parents et lécole est citée comme essentielle.Ce partenariat devrait associer parents et enseignants au lieu de les opposer.
Je me méfie des « aides à la parentalité ». Ce terme est ambigu et les aides sont trop souvent des gadgets coûteux avec les nano-résultats que lon connaît. (nano résultats ? !? ! voilà un nouveau motje croisqui vient de naître dans mon esprit et sous vos yeux.Pas mal non, pour dire quon est dans lordre de linfiniment petit. ? )
Cette opinion personnelle émise, il nen reste pas moins quil y a nécessité sinon urgence à agir.
Je me souviens du compte-rendu du conseil décole que mavait fait il y a un peu plus dun an, Frédéric Dehaeze,jeune conseiller municipal qui connaît bien ,lui aussi, le quartier du Pacot.Il me disait combien étaient dégradées les conditions de scolarité dans lécole où il représente la municipalité ; à quel point certaines familles étaient « dépassées » par leur fonction parentale et pourquoi la presque totalité des enseignants allait demander sa mutation.Des enseignants qui ne pouvaient que constater la perdition de leurs élèves faute dun suivi éducatif qu eux mêmes, pour diverses raisons ne pouvaient assurer.
Cest donc bien là quil faut agir. Cest bien sur le couple parents-enseignants quil faut agir et de manière singulière,individualisée,personnalisée.
Rien de neuf sous le soleil ? Si . La construction du partenariat dont il est question plus haut implique des partenaires qui ne soient pas « des personnes avec qui on pratique certaines activités » mais des personnes qui sassocient pour la réalisation dun projet.
Les enseignants ne pouvant se charger encore ,et les parents nétant quelquefois plus à même dassumer leur mision éducative, il faut organiser une co-éducation au bénéfice des enfants.
Il faut donc adjoindre aux enseignants des correspondants école-parents, ;des co-éducateurs ,qui, présents dans la classe et ayant la confiance des parents (parce que plus proches deux que les enseignants) pourraient assurer à domicile un rôle daide à léducation et ce , « au quotidien ».On peut imaginer,selon les besoins ,un co-éducateur par classe, ou pour 2 classes voire pour 3 classes. Je ne détaille pas ici les conditions de recrutement,de rémunération, demploi de ces co-éducateurs qui ne peuvent être ni des enseignants, ni des assistants sociaux.
Ce que lon sait cest que les parents qui rencontrent des difficultés dordre économique,social,personnel qui affectent leur fonction parentale acceptent volontiers une aide à condition que cette aide se fasse DANS LA DISCRETION ,DANS LA CONFIANCE.
Ils acceptent volontiers quon vienne non se substituer à eux- mais valoriser et compléter leurs tâches éducatives.
Par cette aide continue,discrète on pourrait tendre à garantir aux enfants « quelle que soit la forme des familles au sein desquelles ils sont élevés, les conditions daffection,de soins, déquilibre nécessaires à leur épanouissement familial et scolaire »
Cela nécessite des moyens importants (mais jai lu que le plan de cohésion sociale prévoyait 1 million d/an par équipe de réussite éducative !!) car on double le personnel éducatif sans supprimer par ailleurs ni les assistantes sociales,ni les réseaux découte,dappui et daccompagnement des parents (REAPP) créés en 1998 et qui, dit-on ont de bons résultats.
Et si le Pacot-Vandracq pouvait expérimenter cette nouvelle approche de réussite éducative ?
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