LEUR DERNIER JOUR (2)

Publié le par lambersart-yvon cousin

«... L'incident étant clos, Jean Caloone renvoie pour diverses raisons cinq équipiers et part vers midi avec l'autre moitié de l'équipe vers Capinghem et Englos où l'on se bat.

Tous les cinq sont à nouveau arrêtés par les S.S. Et enfermés dans la casemate de la ferme St Martin, non loin du Calvaire.Des civils y sont également détenus.

Et ce sont des heures d'attente dans l'angoisse...On sait maintenant que l'incident du matin les préoccupait et qu'ils craignaient le pire.

A la fin de l'après-midi les S.S. Voulant se rendre à Englos sans subir le feu des F.F.I. camouflés dans la campagne, partent en file indienne, en intercalant un équipier ou un civil entre les soldats.

Parvenus à un endroit abrité, ils libèrent tous les civils sauf un, en leur ordonnant de tenir le milieu de la route sans se retourner. (le même ordre que celui donné le matin même aux équipiers). Cependant ils retiennent les cinq équipiers et le civil, les font descendre dans le fossé bordant la route où a lieu un simulacre de jugement...Après quoi, vers 17H30, ils les mènent dans le champ, les alignent face à la route et les abattent à la mitraillette, à douze mètres.

Deux équipiers sont ensuite odieusement mutilés avec une pelle-bêche.

Les S.S. Leur avaient enlevé leurs attributs : dossards à croix celtique, brassards à croix rouge, casques , trousses pharmaceutiques, papiers,foulards, sifflets, et placé dans une poche de l'uniforme de Jean Caloone un portrait d'Hitler. »

Ce fut le père de l'un d'eux qui découvrit, le mardi, les corps placés – après la bataille - dans une fosse commune, avec ceux des F.F.I. près de l'église d'Englos. Des funérailles grandioses leur ont été réservées à l'église St Gérard  de Lambersart et un long cortège les conduisit au cimetière militaire.

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