BOULI-MIRO

Publié le par lambersart-yvon cousin

Je suis un fidèle de DésatrenouvÔ. Je me remémore avec plaisir Vive Bouchon ! ; Deux tickets pour le Paradis et Attention Ecole !     De vrais moments de détente .
J'ai donc retrouvé dimanche dernier avec bonheur des comédiens et comédiennes qui m'avaient déjà bien fait rire ...tout en m'invitant à réfléchir sur des instants de vie ou sur les travers et les tares humaines. Plaire et instruire pour corriger les mœurs , voilà le but de toute comédie, disait déjà le grand Molière.

Cette fois, comme la majorité des spectateurs qui se trouvaient dans la salle, j'ai peu ri.  Bouli-Miro s'annonçait pourtant comme une comédie et j'attendais les jeux de mots, les situations cocasses et un rythme enlevé. Avais-je mis la barre trop haut ? Peut-être. Les comédiens n'étaient ils plus à la hauteur ? Non . Je me suis même surpris à penser qu'ils s'en sortaient très bien avec un texte souvent pauvre.

Mais, objectera-t-on au censeur que je prétends être avec arrogance, mon sentiment d'insatisfaction ne  vient-il pas  de mon incapacité à atteindre le second degré, la transcendance et même la poésie ? Sans doute .  En tout cas  je suis resté entre le désir de rire et l'aspiration à la compassion pour cet enfant «  qui a le cœur gros mais aussi un grand coeur » et sa famille de barjos.

En fait, c'est cet « entre-deux »constant qui m'a gêné. Et je m'en veux car je suis convaincu qu'un  jeune public, par nature spontané, devrait pouvoir entrer sans frein dans les situations burlesques et interrogeantes Après tout cette pièce est faite pour lui.

Heureusement les comédiens ,le metteur en scène Sébastien Debeire et les accessoiristes par leurs trouvailles ont, de mon point de vue, « sauvé » le texte de Fabrice Melquiot. A l'exception de quelques temps morts au début, le rythme a été soutenu et les changements de décor ont été faits sans heurts  ;Alain Durig intervenant discrètement comme s'il gardait l'oeil sur son petit monde.

En conclusion, j'imagine cette pièce jouée devant une classe de CM2 ou Sixième, à l'âge où l'on entre encore sans retenue dans un 'univers où fiction, imagination et réalité s'entremêlent. Là, ce serait un succès.

Le débat qui suivrait , orienté vers les différences, le harcèlement, l'amour, le rejet...devrait être passionnant !

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