SMART CITY

Publié le par lambersart-yvon cousin

Après la « démultiplicitude » , après les leçons de citoyenneté de l'an dernier, voici pour 2017 le mot fétiche de notre maire, celui qui est apparu sur le calendrier municipal et qui nous sera chanté sur tous les tons : « la démocratie positive « !

Sans doute est ce parce que la démocratie «  participative » lambersartoise stagne dans la routine depuis deux ans qu'il fallait trouver un concept nouveau. Souhaitons que ce ne soit pas une nouvelle illusion.

L'expression « démocratie positive » est à la mode depuis peu. Elle vise un nouveau mode de consultation des citoyens en s'appuyant sur les outils numériques et sur l'intelligence collective. Elle cherche à faire participer au processus d'élaboration des politiques publiques en impliquant les citoyens dans les délibérations, les décisions, les contrôles... etc...bref, de quoi rêver à une démocratie du XXIe siècle en reléguant la vieille démocratie « participative ».

Je comprends que notre maire, sans doute mal à l'aise dans sa pratique autocratique veuille se donner une nouvelle virginité à l'approche des élections de juin et s'engouffre dans ce nouveau concept. Au dernier conseil municipal il a donc annoncé que Lambersart deviendrait une « smart-city ». Une cité intelligente ou une cité de l'intelligence ?

Bien évidemment il serait fautif de refuser l'emploi des nouvelles technologies. Mais il serait tout aussi illusoire de mettre en œuvre ces moyens modernes si la volonté de donner le pouvoir aux Lambersartois ou au moins de le partager avec eux n'existait pas . S'il s'agit de donner un vernis de modernisme à une autocratie cachée, ce sera une tricherie supplémentaire.
Le maire a donc souhaité qu'un élu de l'opposition participe à un groupe de travail sur cette smart-city. Peut-être acceptera-t-il un jour de laisser entrer ses opposants dans d'autres organismes municipaux ? Ce serait alors une vraie marque de démocratie.

Pour l'heure, je crains que ce groupe de travail ne se contente de chercher à mettre en œuvre un open-data municipal. (données numériques locales accessibles à tous). Ce serait déjà un progrès mais la démocratie ne peut se contenter de flots d'informations fussent-elles numériques.

Aujourd'hui à Lambersart,la démocratie est négative. Quand les citoyens seront entendus avant que les grandes décisions ne soient prises, quand les élus d'opposition ne seront plus considérés comme des pseudo-citoyens éructant des propos de caniveau, quand même dans l'équipe municipale majoritaire la contradiction au couple sera permise...alors un grand pas vers la démocratie sera fait.

Cette démocratie, appelons la « positive » si vous voulez.

 

 

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