VENTS D'AMERIQUE

Publié le par lambersart-yvon cousin

Les conditions de l'élection de Donald Trump sont pleines d'enseignement.

Parfois, à l'écoute de certains commentateurs je ne peux m'empêcher de penser que cette élection a quelques résonances locales . J'en  vois au moins trois   : les électeurs refusent désormais «  le système » ; ils manifestent de plus en plus souvent leur désir de changement  ; ils sont aussi de plus en plus sensibles aux marques de mépris .

LE REJET DU SYSTÈME : Le système ,c'est tout ce qui privilégie légalement ou non, une caste « d'élites » et ferme les yeux sur « les affaires » . .H. Clinton a payé sa proximité avec les banques et «  l'establishment ». Il semble qu'aux USA la population pardonne moins qu'en France cette dérive. Ici, les Mellick, Tapie, Vignoble, Balkany ...ainsi que ceux qui détournent les fonds publics ne subissent que temporairement l'opprobre et sont parfois  «  blanchis » par leur réélection. Heureusement la tendance s'inverse grâce aux dénonciations de journalistes courageux.

Dans le « système » il y a aussi la concentration des pouvoirs dans  ce que l'on appelle les baronnies. Sans l'incriminer ,je pense, par exemple, que placer -légalement- le maire de Lambersart , par ailleurs président du service instructeur du Sivom et vice-président à l'urbanisme de la MEL,au cœur de la procédure de délivrance des permis de construire n'est pas sain . Cette concentration des pouvoirs ne favorise-t-elle pas les magouilles ? N'est ce pas un aspect du système à rejeter  ?

LE DESIR DE CHANGEMENT   Le « clan » Clinton a payé sa longévité. Les panneaux « change ! »étaient nombreux. En France aussi ,le cumul des mandats et les politiciens de carrière sont de plus en plus décriés et condamnés .A Lambersart même, le groupe de N. Bouche en avait fait son slogan de campagne : « il faut changer de maire ! » proclamait-il. Il est dommage qu'il ne soit pas allé jusqu'au bout de son intention .

 LE MEPRIS 

C'est aussi ce qui a été reproché à Hillary Clinton. « elle n'aime pas les gens, elle n'aime que le pouvoir » a-t-on-dit. Cet éloignement du peuple est malheureusement souvent le cas dans notre France qui vit sous le régime de la monarchie républicaine. Dans cette France où les responsables politiques  s'accordent de nombreux privilèges et ne rêvent que de limousine aux vitres teintées conduite par un chauffeur. Quelle différence avec les ministres des pays du Nord empruntant les transports collectifs et tellement rigoureux dans leurs dépenses officielles ! .A l'échelon local, l'attitude du maire de Lambersart qui, pour passer en force, a balayé le dialogue avec les agriculteurs et les riverains des Muchaux et qui a même vilipendé le commissaire enquêteur n'est elle pas aussi une marque de mépris ?

Certes, la France et Lambersart ne sont pas les Etats Unis. Il n'empêche que le rejet du système , le désir de changement et le procès du mépris sont palpables ici comme là-bas.

Un avantage aux Américains peut-être : une fois l'élection passée les candidats font en sorte de gommer leurs ressentiments pour retrouver une unité . A Lambersart, après la dernière 'élection municipale ce ne fut pas le cas : le maire élu continue de faire payer cher sa courte victoire.

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