APRES CHARLIE 1

Publié le par lambersart-yvon cousin

Curieusement, depuis le dernier conseil municipal, le maire et sa majorité sont muets.
Les victimes des attentats de janvier n'étaient pas encore en terre que notre maire, relayé dévotement par La Voix du Nord, annonçait dans un sursaut républicain des propositions pour juguler le terrorisme, la délinquance, l'absence de civisme...Il allait même proposer une loi « qui préserverait nos libertés tout en étant intraitable avec les barbares » !!??. On allait voir ce que l'on allait voir . Il invitait même l'opposition à réfléchir, avec d'autres , aux mesures qui pourraient être prises au plan local.

Ça c'était avant. Il y a deux mois.

Au dernier conseil, il a redit ce qu'il avait déjà dit. Personne de sa majorité ne s'est exprimé .Seul le chef a des idées.
De son côté l'opposition a réfléchi et a arrêté quelques premières suggestions regroupées autour de quatre principes. C'est le début d'un travail qui peut être long.

1er principe retenu : donner la priorité de nos actions aux adolescents. Pourquoi ? Essentiellement pour deux raisons.

D'abord parce que, comme le dit le professeur Jamet, neuro-psychiatre de grande réputation, « si beaucoup se prépare à l'enfance, tout se joue à l'adolescence ». Ensuite , parce que Lambersart a déjà belle réputation pour ce qu'elle réalise au profit des enfants et petits enfants. Priorité donc aux ados, et à l'âge de tous les dangers. Faut-il alors que les moyens municipaux se substituent à la famille ? Certainement pas ! Le fondement de l'éducation appartient aux parents. A la maison,bien sûr mais aussi au dehors.C'est à eux qu'il appartient d'assurer « la supervision » c'est à dire l'observation et l'appréciation intelligente du comportement de l'adolescent lorsqu'il n'est pas à la maison. Avec qui l'adolescent sort-il ? Que fait-il ? etc..Attention, la supervision n'est pas « le flicage » !.Ce n'est pas facile. Superviser est sans aucun doute une compétence parentale.

Mais que doit-il se passer quand il y a défaillance notoire ,voire absence totale, dans ce domaine ? Incontestablement la ville (au sens des structures communales éducatives et de loisirs) doit alors prendre le relais. On a vécu à Lambersart la carence de la ville auprès de jeunes qui partaient à la dérive. De bêtises en méfaits, d'inciviltés en actes délictueux on en est arrivé à l'incarcération. Ce qui veut dire que pour assurer sa part de « supervision » la ville de Lambersart doit multiplier les propositions d'activités pour les jeunes (ce qui est loin d'être le cas), leur offrir des lieux d'accueil encadrés par des adultes reconnus, favoriser réellement l 'apprentissage et le service civique. Sans crainte d'exagérer on peut penser qu'il faut toujours un adulte , une référence intelligente, à proximité de « l'univers » des jeunes. Il ne s'agit pas « d'infiltrer » mais d'accompagner (clubs), de débattre, (forum et films débats) d'associer et d'intégrer (dans les activité adultes), de faire participer, de valoriser....Les éducateurs et les animateurs doivent être épaulés dans leurs initiatives...

à suivre : 2e principe:promouvoir des actions institutionnelles conjointes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article